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Politique.

Guinée: une journée de contestation particulièrement violente

Guinée: une journée de contestation particulièrement violente

Au moins deux morts et des dizaines de blessés, c’est le bilan encore provisoire de cette journée de manifestations de ce lundi 14 octobre, en Guinée. A l’appel du FNDC qui regroupe les principales organisations de la société civile et de l’opposition, des dizaines de personnes ont tenté de manifester leur opposition à une nouvelle Constitution qui pourrait permettre au président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir au-delà de ses deux mandats constitutionnels.

Les tentatives de rassemblement ont été rapidement avortées par les forces de défense et de sécurité déployées en nombre dans la capitale.

A16H00, les affrontements se poursuivaient encore en banlieue de Conakry, notamment au carrefour de Bambeto. Jets de pierres contre tirs de gaz lacrymogène dispersés par la police… Les jeunes manifestants revenaient toujours, par petits groupes, pour harceler les forces de l’ordre.

Une épaisse fumée noire se dégageait encore de la route Le Prince, l’un des deux axes principaux de Conakry.

Dans un communiqué le gouvernement évoque un bilan de deux morts, un jeune et un gendarme, mais les chiffres qui nous parviennent sont plus importants et font état de 4 morts, selon le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), des sources médicales, des observateurs et les proches des victimes.

Il y a eu également des dizaines de blessés et un très grand nombre d’arrestations, dont le chanteur Elie Kamano.

Un policier a également été passé à tabac et au moins « trois » postes avancés qui regroupent militaires gendarmes et policiers ont été saccagés.

Une journée donc particulièrement violente pour ce tout premier appel à manifester contre un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé.

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