Violences à Kindia : voici les circonstances de la mort de Thierno Alimou, militant de l’UFDG

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Thierno Alimou Barry, dit Sally a été tué dans la journée de ce lundi 5 février 2018 à Kindia. Dans la famille du défunt, au quartier Sambayah, dans la commune urbaine de Kindia, Sally est né en 1981 à Kankan. Mais, ses parents sont originaires de la préfecture de Tougué, précisément de la sous-préfecture de Kansagui. Il était marié et père de trois enfants.

Crise de nerfs entre le candidat de l’UFDG et le commandant de la Gendarmerie Départementale

A en croire nos sources, c’est le candidat de l’UFDG, Abdoulaye Bah (président de la délégation spéciale de Kindia) qui se serait déplacé de son domicile pour venir à la Commune où se fait la centralisation des votes. Arrivée à la Commune, il est descendu de sa voiture avec des dossiers en main. Et, directement, il s’est dirigé vers la cour de la commune où se trouvaient les agents de la police et de la gendarmerie. Après avoir franchi la grande porte, avec l’accord de la police, monsieur Bah a été soudainement empêché de continuer sa marche vers la salle de centralisation par le colonel Moussa II Diallo, commandant de la gendarmerie départementale de Kindia.

Par la suite, il y a eu un tiraillement entre les deux sous le regard des citoyens qui étaient mobilisés sur place depuis des heures avec la curiosité de connaître les résultats définitifs issus des urnes. C’est ainsi que le colonel Moussa a pris Abdoulaye Bah au collet, le forçant à faire demi-tour. C’est ce qui a énervé les militants présents qui ont poussé des cris de protestation.

Alors, Colonel Moussa II Diallo, en colère, a ordonné à ses agents de tirer du gaz lacrymogène sur la foule. C’est ainsi que le nommé Thierno Alimou Barry a reçu un coup de ce gaz lacrymogène. Il a essayé de courir en sautant un fossé qui était devant lui ; et, les autres aussi ont pris la poudre d’escampette. N’ayant plus de force, la victime est tombée. C’est ainsi qu’un gendarme serait venu lui donner des coups de pieds avant de lui marcher dessus ! Et, les autres se sont mis à crier : « ils l’ont tué »…

Peu de temps après, on s’est rendu compte qu’il ne respirait plus ! Son corps a été déposé à la morgue de l’hôpital régional de Kindia par l’ambulance des sapeurs-pompiers. Mais, plusieurs témoins ont juré que si on leur avait permis de le prendre à temps pour l’emmener à l’hôpital qui se trouve à quelques mètres de la commune, on aurait pu le sauver…

Interrogé peu de temps après, le directeur général de l’hôpital régional de Kindia, Dr. Mamoudou Thiam, a confirmé avoir reçu le corps sans faire de commentaires. Il a juste précisé que l’affaire est dans les mains des autorités.

Affaire à suivre

Avec guineematin

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