ville morte: L’opposition guinéenne donne les précisions de son choix

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A une semaine des « journées villes mortes » qu’elle annonce, l’opposition républicaine a fait une sortie médiatique. A travers un point de presse sur la « situation sociopolitique du pays », qu’elle a animé ce jeudi 24 mars, à Conakry, elle appelle ses partisans à se mobiliser pour les manifestions de la semaine prochaine.

Comme à l’accoutumée, c’est le porte parole qui a planté le décor en faisant un tour d’horizon sur la situation sociopolitique et économique du pays. Après une minute de silence observée à la mémoire de Mohamed Koula Diallo, froidement abattu le 5 février, aux abords du siège de l’UFDG, Aboubacar Sylla rappellera que « 5 mois se sont écoulé depuis le fameux coup KO d’Alpha Condé à la dernière présidentielle de 2015 ». A travers cette échéance électorale, dira-t-il, la CENI (Commission électorale nationale indépendante) a montré ses limites, la Cour Constitutionnelle a raté de prouver son impartialité en refusant de lire le droit, la HAC (Haute autorité de la communication) a montré qu’elle était inféodé au pouvoir et les institutions républicaines ont brillé par leur assujettissement au régime en place. A cela, s’ajoute le rôle de marionnette du pouvoir que ne cesse de jouer le président de l’Assemblée Nationale qui ne manque à aucune assemblée ordinaire du RPG-Arc en ciel.
Pour Aboubacar Sylla tout cela est la preuve éloquente que la « démocratie n’existe pas en Guinée ». Parlant de revendications, il dira que les revendications sociales ne sont une «exclusivité des syndicats ». Mieux, poursuit-il, les syndicats dont le rôle principal est la défense des droits des travailleurs, n’a que 200 mille personnes derrière eux. Alors que l’opposition, selon lui, à des millions de personnes derrière elle.
En outre, M.Sylla indiquera que la société civile dont relève le ressort des revendications sociales, est malheureusement « empêtrée dans des querelles de leadership ». Quant au gouvernement, déplore-t-il, a toujours fait preuve de mépris face aux multiples appels de l’opposition.
Eu égard à tout ce qui précède, martèle-t-il, l’opposition a décidé conformément à l’article 3 de la charte des partis politiques de faire siennes, les dernières revendications sociales relatives à la baisse du prix du carburant. « Les journées villes mortes, prévues du 30 au 31 mars, sont dédiées à la baisse du prix du carburant », précise Aboubacar Sylla.
Avec  kibanyiguinee

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