Tentative de viol-Djenabou dénonce: « il m’a déshabiller, je me suis débattue finalement il a enlevé mon soutient gorge, mon collant et mon dessous »

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Depuis une semaine, une rumeur circule accusant le leader politique, Ibrahima sory Diallo président du B.O.C ‘’Bloc d’Opposition Constructive’’ pour tentative de viol sur madame Djenabou Baldé enseignante.
Ce lundi 11 Septembre l’affaire a évolué. A son tour, le leader politique accuse la dame Djenabou de destruction de biens privés et de diffamation.

Dr Ibrahima Sory Diallo, président du (BOC) s’explique : ‘’je me plains de destruction de biens privés et diffamation. C’est quand ma plainte a été déférée à la justice que le procureur m’a fait savoir que Djenabou Baldé aurait porté plainte contre moi pour tentative de viol.
Et le procureur m’a dit de m’apprêter aux questionnaires de la police pour des enquêtes préliminaires. Et je suis venu, ils m’ont entendu. On a demandé à la fille d’aller se faire examiner par un médecin légiste à Ignace Deen. A son retour, elle a refusé de remettre à la police les résultats. Elle a même retiré sa plainte et les cachetés qui étaient là comme preuve. Ils ont appelé le procureur qui leur a demandé de classer le dossier comme c’est la fille qui a retiré sa plainte

Sur la plainte qu’il a introduite pour diffamation, il estime que celle-ci ne peut pas disparaitre sans pour autant avoir une suite. Parce que selon lui, c’est le mari de la fille qui l’aurait diffamé et s’ils viennent effacer les traces clandestinement au commissariat. Je ne pourrai pas le permettre car c’est mon image qui est en jeu’’, précise le président du BOC.

Quant à Mme Djenabou, la principale victime de soi-disant viol, explique ce qui s’est réellement passé ce dimanche :

‘’Il y a 5 mois je revenais de la ville, ce monsieur m’a aperçu dans sa voiture je cherchais un taxi il m’a ramené. En cours de route, il m’a parlé de son ONG ‘’Prisonnier Sans Frontière’’ et qu’il souhaiterait que j’adhère. Je lui ai dit que j’en parlerais à mon mari. Une fois fait, je suis allé une fois à leur réunion mais comme j’étais trop chargée, car je suis enseignante et que leur réunion était les samedis, je ne pouvais pas assister.

Depuis lors je ne l’ai plus revu et à chaque fois, il m’appelait pour me dire que je n’assiste pas aux réunions. Je place toujours un argument.
Ce n’est que ce dimanche surpassé qu’il m’a rappelé pour me dire qu’il y a aussi une réunion. J’ai demandé la permission à mon mari qui m’a autorisé.

Une fois prête, il a commencé à pleuvoir, il m’a rappelé pour me dire qu’il était à Bamboly donc je lui ai dit de passer me prendre au carrefour. Il est passé on a continué ensemble. Avant le bureau était à Cosa et maintenant c’est à Lambanyi. Cependant il m’a envoyé à Cosa dans l’ancien bureau.

Quand nous sommes montés à l’étage je n’ai vu personne c’est de là j’ai commencé à avoir peur. Directement il m’a dit de rester calme car il voulait me voir parce qu’il m’aime. Je lui ai répondu, mais moi je suis mariée et je ne fais pas l’adultère parce que j’aime mon mari.
Directement il s’est énervé et m’a répondu oublie ça, en amour ça ne compte pas; il s’est approché et a voulu m’embrasser, chose que j’ai refusé. C’est ainsi qu’il a commencé à me brutaliser. Il m’a directement dit comme tu ne veux pas le faire doucement je vais le faire par force.

Ensuite, il a commencé à me déshabiller, je me suis débattue finalement il a enlevé mon soutient gorge, mon collant et mon dessous. Ainsi j’ai eu l’idée de prendre mon téléphone faire semblant d’appeler à l’aide. C’est ainsi qu’il m’a laissé un peu mais j’étais totalement traumatisée. J’ai ouvert la porte pour sortir en courant et il m’a jeté mes habits. Quand je suis sorti j’ai dit aux vieux qui étaient en bas de l’immeuble, ce docteur que vous croyez sage est un violeur. Il ramène des femmes ici pour abuser d’elle. J’ai continué à crier en lui disant de descendre sinon j’allais casser sa voiture. Il a catégoriquement refusé C’est ainsi que j’ai pris une pierre pour casser sa voiture.

Ils n’ont pas voulu examiner ma plainte. Selon eux, comme Docteur a porté plainte avant moi donc les deux plaintes sont liées. Qu’ils ne peuvent rien faire pour ma plainte. J’ai insisté mais rien.
Le mercredi, mon mari et moi nous nous sommes rendus au tribunal mais docteur ne s’est pas présenté. Au bureau du substitut du procureur, il m’a demandé si c’est moi qui ai gâté la voiture de Docteur et j’ai reconnu. Quand il m’a demandé le motif, j’ai expliqué. Le substitut a fait savoir qu’il s’agissait d’une tentative de viol alors qu’on parle d’une voiture caillassée.
Et il m’a dit, où se trouve ta plainte, je lui ai dit avec les policiers du commissariat urbain de Cosa mais ils ne l’ont pas pris.

C’est de là qu’il leur a ordonné de retourner pour examiner ma plainte. Poursuivant, depuis lundi j’insiste pour qu’on me fournisse la fiche pour aller à l’hôpital mais jusque-là rien.
Raison pour laquelle, j’ai retiré ici ma plainte pour la DPJ. Pour eux je retire ma plainte pour le laisser tomber. Ils ne veulent pas la vérité dans cette affaire.
Mais je ne compte pas baisser les bras j’irai jusqu’au bout pour que justice soit faite’’, explique la victime.
L’accusé quant à lui, à totalement nié les faits qui lui sont reprochables. Il affirme que la jeune dame et son mari auraient une dent contre lui parce qu’il ne l’a pas enregistré sur une liste que son ONG ‘’Prisonnier Sans Frontière’’.

A noter que, les responsables en charge du dossier au commissariat urbain de Cosa, n’ont pas accepté de se prononcer sur l’affaire.

Louis Diallo

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