Sidya Touré: « Il n’est pas dit que quand tu n’es pas de l’UFDG, tu n’es pas de l’opposition »

0
112
Sidya Toure ufr
Partager

L’assemblée générale de l’Union des Forces Républicaines (UFR) a été présidée ce samedi par Sidya Touré, président dudit parti et haut représentant du président de la république, entouré par les membres du bureau exécutif. Devant ses militants fortement mobilisés, Sidya Touré a dénoncé, entre autres, le manque de dialogue au sein de l’opposition dite républicaine et l’absence de liberté d’expression au sein de l’UFDG avant de revenir sur la décision de son parti de travailler avec le pouvoir en place dans le cadre de l’exécution de son programme de développement.
Dès l’entame, le président de l’UFR a dit avoir souhaité de participer à l’assemblée générale de ce samedi pour avoir quelques échanges avec ses militants parce que qu’il y a beaucoup de choses qui se racontent à travers la ville.

« La dernière fois que j’ai fait des déclarations ici, le 5 décembre 2015, vous ne m’avez plus entendu parler. Mais pendant ce temps, les gens parlent de gauche à droite. Vous ne m’avez pas entendu parce que ce que j’avais à dire, je l’avais déjà dit, à savoir le repositionnement de notre parti l’Union des Forces Républicaines qui avait décidé, qui décide, qui continue de décider que nous ne faisons pas partie de l’opposition républicaine constituée telle que nous l’avons vu et que nous l’avons pratiquée » a-t-il précisé. Et de renchérir : « Mais l’opposition est plurielle, il n’y a pas un diplôme d’opposition qui est remis à quelqu’un. L’opposition c’est celle qui veut s’opposer. Il n’est pas dit qu’elle doit s’opposer derrière un parti politique. Il n’est pas dit que quand tu n’es pas de l’UFDG, tu n’es pas de l’opposition. Cela relève de la pensée unique qui est un peu la culture que nous avons vu pratiquer depuis un certain temps. Nous ne reconnaissons pas cela et nous n’y sommes pas. Cela est très clair. C’est notre décision, c’est la volonté du bureau exécutif du parti et de nos militants ».
Parlant toujours de la position de l’UFR, Sidya Touré s’est demandé pourquoi tout d’un coup, tout le débat de ceux qui se disent opposition républicaine ne tourne plus qu’au tour de l’UFR ? En guise de réponse, il a fait allusion à un proverbe africain qui dit : « la mort d’une seule personne ne gatte pas un village, mais si vous perdez une personne ressource, vous souffrez ». Il a ainsi fait savoir que « le départ de l’UFR de cette prétendue opposition républicaine », a largement affaibli ladite opposition à réagir sereinement, démocratiquement aux problèmes qui se posent aujourd’hui dans notre pays ».

De l’absence de dialogue au sein de l’opposition.

« Comment voulez-vous reprocher au pouvoir en place de ne pas donner la possibilité d’avoir des débats sereins, d’avoir le dialogue et que vous-mêmes, vous refusez qu’il y ait le dialogue à l’intérieur de votre propre opposition », s’est interrogé le leader de l’UFR avant d’ajouter : « Si vous ne donnez aucune possibilité de dialoguer, pourquoi voulez-vous que ceux qui sont en face de vous, vous donnent la possibilité de débattre…Nous avons assisté à une radicalisation de nos ex-amis ».
Pour prouver l’absence de dialogue au sein de l’opposition, il a cité le cas Bah Oury à l’UFDG. « Je ne prends pas partie pour quelqu’un. Je dis simplement, quelqu’un qui est vice-président de votre parti, qui en est le fondateur, qui a dû fuir de la Guinée dans les circonstances difficiles, qui se bat pour rentrer au pays quatre ans et demi après, je n’ai jamais vu même dans le système soviétique, qu’on ne lui donne pas la possibilité, une seule fois, de venir s’exprimer, ne serait ce que devant le bureau politique. La démocratie c’est quoi ? C’est la liberté d’expression. Au lieu de cela, nous assistons à un assassinat, des gens qui sont poignardés et on vient pour dire, nous défendons des valeurs. Mais quelles valeurs vous défendez, quelles sont les valeurs qui sont défendues dans les partis politiques où les gens viennent s’agresser mutuellement et tuer un journaliste qui vient faire son travail et qui n’est au courant de rien, dans un siège. Pourquoi à tout moment, on doit absolument établir la pensée unique surtout dans l’opposition », a dénoncé le haut représentant du président de la République.
« Qu’on arrête de donner des leçons aux gens. Nous sommes dans un positionnement dont l’objectif fondamental est de savoir comment nous allons sortir notre pays dans la situation que nous connaissons. C’est cela la préoccupation essentielle de l’UFR. On nous dit qu’on a été acheté par ceci. Il faut quand même regarder les gens avant de dire qu’ils sont achetés. Je ne ressemble pas à cela », a souligné Sidya Touré.

source Guineenews

Comments

commenter ici

Laisser un commentaire