« si Toumba n’est pas opéré, il risque de mourir sans dire sa part de vérité » Me Paul Yomba

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Au cours d’une conférence animée hier, mercredi 20 décembre 2017, à la maison de la presse, le collectif des avocats de Tomba Diakité n’a pas caché ses inquiétudes sur l’état de santé de leur client. Selon le collectif, la santé de Toumba est vraiment mise en danger et si la communauté internationale n’intervient pas il risque de mourir, a appris sur place Guineematin.com, à travers deux de ses reporters.

 

Au cours de son intervention, maître Paul Yomba Kourouma a longuement persisté sur la maladie de leur client. « Toumba est, à ces jours, malade. Il a une fissure de la ligne abdominale et souffre de la hernie blanche. Au niveau de sa poitrine, il y a une grande enflure », a-t-il annoncé.

Selon lui, des chirurgiens, biologistes et cardiologues « se sont succédé à son chevet et ont abouti aux mêmes constatations. Et l’intervention chirurgicale de l’homme s’impose avec acuité. Mais, Toumba va-t-il accepter de se prêter à une telle opération ici, au milieu des gens qui lui en veulent ? D’ailleurs, il les soupçonne d’avoir tenté de l’empoisonner à travers une injection. Toutes ces choses font que sa sécurité à ces jours, est vraiment mise en danger » a l’avocat.

À en croire maître Paul Yomba Kourouma, si Toumba n’est pas opéré et pris en charge, il risque de mourir sans dire sa part de vérité. « C’est à la communauté internationale de voir cette situation de près. Toumba, s’il n’est pas opéré, pris en charge maintenant, il risque de mourir sans avoir dit sa part de vérité, sans avoir édifié le peuple de Guinée sur la fausseté des accusations portées contre lui, sur la sincérité de ses allégations. Il risque à ces jours, si le jugement est rendu dans ces conditions, la peine suprême. En dépit de tout cela, il risque l’aggravation de sa santé qui pourrait déboucher sur d’autres pathologies et qui pourrait même conduire à une disparition éventuelle » s’est-il inquiété.

A rappeler que le 28 septembre 2009, des crimes contre l’humanité avaient été commis au stade du 28 septembre de Conakry. Au moins 157 Guinéens avaient été tués, de nombreuses femmes violées en pleine journée et d’innombrables personnes blessées. La junte militaire au pouvoir, dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara, avait interdit un rassemblement de l’opposition de l’époque. Mais, beaucoup de décideurs de l’époque ont été reconduits par le régime actuel, dirigé par le professeur Alpha Condé. Si certains d’entre eux ont été remerciés, d’autres continuent de garder des postes clés du pouvoir et ne peuvent donc pas être

Avec Guineematin

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