Radio de Bantama Sow : des journalistes qui sont payés à 300.000 fg sont licenciés à cause de leurs revendications

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Sanoussy Bantama SOW
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Conakry, Rien ne va à la radio privée Global FM émettant à Matam en banlieue de Conakry. Lancée en janvier dernier, une dizaine de ses employés sont mis à la porte par la hiérarchie pour la simple raison qu’ils réclament des meilleures conditions de vie et de travail.

Joint au téléphone, un reporter rapporte que huit des quinze frondeurs sont licenciés. « La radio a débuté ses émissions en janvier 2016 et le personnel a été recruté en févier », dit-il.

C’est pourquoi, a-t-il renchéri, une quinzaine d’employés ont décidé de se faire entendre. « A notre surprise générale, la direction générale a fait sortir une note licenciant huit frondeurs. Nous réclamons des meilleures conditions de vie et de travail. Nous manquons des équipements de travail, le non-respect du SMIG », a-t-il dénoncé.

Conséquence, les frondeurs ont cessé tout travail à partir de ce mardi jusqu’à nouvel ordre. Ils ont rédigé une déclaration dans laquelle ils ont exprimé leur plateforme revendicative.

Et si un jour, ils devaient reprendre leur travail, les grévistes demandent entre autres « l’achat de matériel de travail, la signature des contrats de travail avec un salaire conséquent ».

Car actuellement le salaire est de 300.000fg un montant qui ne respecte même pas le SMIG.

L’actuel ministre Sannousy Bantama Sow est le propriétaire de la ladite radio.

Moussa Keïta

Avec guineenews

 

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