Prison de yorokhoguia : Le constructeur espagnol en fuite…(révélation)

0
11547
Cheik Sacko
Partager

L’ancien garde des Sceaux, Me Christian Sow avait-il raison de douter de l’espagnol José Luis Riveira Ferrer ? Les derniers événements semblent lui donner raison. Explications.

Lancés en avril 2015, les travaux de la construc- tion de la prison de Yorokoguia sont arrêtés depuis un peu plus de 3 mois. Et pour cause? Le promoteur espagnol ayant obtenu le marché a pris la fuite depuis le 7 décembre 2016. Pourtant, le 1er juillet 2014, il a été signé la convention de partenariat public-privé portant sur la construction d’un centre pénitentiaire moderne à Yorokoguia dans la préfecture de Dubreka. La signature a engagé l’Etat guinéen à travers le ministère de la Justice qui en est le maitre d’ouvrage et la société espagnole Cierzo inversiones S.A. représentée par José Luis Riveira Ferrer.

En plus de ce projet, le promoteur avait obtenu la construction de 7 prisons à l’intérieur du pays, dont le coût est de 217 milliards 820 millions 7 FG avec une contribution de l’Etat guinéen à hauteur de 1,32%, soit 2 milliards 875 millions 224 mille 985 FG.

Selon des informations dont nous disposons et qui seront publiées plus tard, le montant de 217 milliards de FG mentionné ci-haut serait surévalué. Il serait le résultat d’un arrangement entre le promoteur espagnol et certains respon- sables de l’administration guinéenne. Le montant exact varierait entre 150 et 180 milliards FG.

Mais, semble-t-il, cette mafia est sur le point d’être démasquée au grand jour. Déjà, le promoteur espagnol, José Luis Riveira Ferrer a fui la Guinée depuis le 7 décembre 2016. A ce jour, nous apprend- on, ni le ministère de la Justice (maitre d’ouvrage), ni les collaborateurs, ni les partenaires ne savent où il se trouve. Il est parti laissant derrière lui des salaires

impayés des travailleurs et de colossales dettes contractées auprès des fournisseurs.
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Cheick Sako que nous avons en vain tenté de joindre, après plusieurs visites effectuées en Espagne, avait garanti que la société Cierzo inversiones était sérieuse et disposait des moyens de réaliser les projets.

A ce niveau, une source bien imprégnée du dossier, nous a confié que l’ancien ministre de la Justice Me Christian Sow, à son époque, avait compris que ladite société n’était pas spécialisée dans le bâtiment, mais dans le transport et l’informatique. Du coup, il avait décidé de mettre le projet en veille en attendant d’y voir clair. Par ailleurs, une autre source nous rapporte qu’il y avait eu un contrat de partenariat entre la société Cierzo et la société guinéenne Socadi de M. Habib Attyah.

Le promoteur se serait finalement rendu compte que les termes de son contrat de partenariat avec Socadi ne correspondaient pas aux

attentes de sa famille. Car, faut-il noter Cierzo est avant tout une société familiale. Quels sont les motifs réels de la fuite de l’espagnol ? Sa fuite est-elle liée à son incapacité à réunir les financements ou bien à la pression de la

corruption suscitée par la gourmandise des partenaires guinéens? La question reste posée.

In lepopulaire

Comments

commenter ici

Laisser un commentaire