Patrick Emeriau, Fatima Kaloko, Philippe Tabuteau au cœur du plus gros deal sous le magistère d’Alpha Condé

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Patrick Emeriau, Fatima Kaloko, Philippe Tabuteau, Alpha Condé
Patrick Emeriau, Fatima Kaloko, Philippe Tabuteau, Alpha Condé
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L’affaire convenue d’appeler le BESCGate n’a pas fini de révéler sa face hideuse. À la manœuvre, le trio Patrick Emeriau- Fatima Kaloko- Philippe Tabuteau, qui a pris en otage tout un régime. Abusé et dëboussoulè par la boulimie des trois mousquetaires de s’agripper sur le contrat brusquement suspendu, le Président Alpha Condé, cautionne aveuglément le plus gros deal sous son magistère. Dessous de cartes d’un scandale aux relents insoupçonnés éventré par Confidentiel Afrique.

Exclusif Notre enquête exclusive sur le scandale du BESC de Conakry, publiée sur notre site le 23 avril dernier a fait le plein pot. Beaucoup d’acteurs et des sources très au parfum des dessous de ce dossier rocambolesque, à la suite de la publication de l’enquête, nous ont contactés. Confidentiel Afrique est en possession de documents de première main qui attestent du flou entourant la procédure de cet appel d’offres.
Dans nos investigations poussées et recoupées, Confidentiel Afrique est tombé sur un élément de taille. Un fait établi. Surprenant tout de même. Le français Patrick Emeriau s’est fait virer de la société Phoenix en février 2017 alors qu’il a signé une lettre pour la Présidence en Guinée le 14 avril 2017 au nom de l’entreprise Phœnix en se faisant passer pour le Directeur général. Hallucinant !
On apprend aussi que le deuxième larron, M.Philippe Tabuteau travaille pour des succursales de services secrets étrangers en terre africaine. Nous le dirons au moment venu. Récemment, il s’est rapproché des services secrets marocains pour un rôle similaire, révèle notre source. Ces titres qu’il traîne bien en Guinée ont largement contribué et lubrifié sa proximité d’avec le palais de Conakry.
Le cas Patrick Emeriau est épatant et révulsif. Il a non seulement été viré par son Conseil d’Administration à cause d’affaires suspectes en Afrique, mais aussi il a dirigé une société française jusqu’à la mettre en liquidation. Un habitué du bling bling à satiété qui lui va à merveille, ergotent nos interlocuteurs.
La Dame du trio, la « saucisonneuse » , Fatima Kaloko, était en 2014, conseillère du DG d’une compagnie de téléphonie, Cellcom. Elle était presque l’égérie du Directeur général, un certain M.Avishai. Les autorités de Conakry (régime d’Alpha Condé) étaient remontées contre Avishai et sa proche collaboratrice. Certaines officines évoquaient à l’époque même de forts soupçons de déstabilisation du régime. La dame avait eu des ennuis avec quelques démembrements du haut etablishment politique qui soupiraient qu’elle devait être convoquée pour des explications relatives à cette affaire.
Pourquoi le Président Alpha Condé est intervenu directement dans le processus de l’appel d’offres du BESC en le suspendant brusquement alors que tout allait bien et les quatre soumissionnaires retenus étaient au bout du fil. Presque. Que veut- on cacher ? Y a-t-il en prévision des rétro commissions avec ce remake de l’appel d’offres qui prend la bulle de Phœnix France ? Pour l’instant, c’est le flou total qui entoure cet appel d’offres et on imagine déjà l’amplitude des dégâts collatéraux.
Enquête réalisée par Pierre René et Ismael AÏDARA, pour Confidencielafrique.com

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