Mouvance et opposition divisées sur l’indemnisation des victimes des manifestations politiques

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Opposition guinéenne
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Lors de la 10ème journée des concertations, les acteurs politiques se sont penchés sur la question de la neutralité des services publics et l’indemnisation des victimes des manifestations politiques de l’opposition.
Sur la question relative à la neutralité des services publics, le constat fait à ce niveau démontre des efforts fournis par l’administration territoriale.

L’opposition a suggéré que des mesures supplémentaires soient prises pour permettre à toutes les sensibilités politiques guinéennes de pouvoir circuler librement sur le territoire national. Et de pouvoir exercer leur prérogative d’animation de la vie politique du pays sans subir aucune entrave et aucune discrimination.

«Nous avons donc pris quelques mesures qui vont être mises en application par le ministre de l’Administration du territoire qui, il faut le dire, a montré déjà sa bonne volonté et nous a indiqué toutes les actions qu’il est en train de mener dans ce domaine».

L’autre aspect de cette question, c’est le libre accès aux médias publics. De la procédure judiciaire à l’indemnisation des victimes.
Depuis 2010, plusieurs personnes ont été tuées lors des manifestations politiques. On estime à plus de 70 le nombre des personnes ayant perdu la vie souvent en raison de l’usage des armes de guerre par les forces de l’ordre.

L’opposition regrette que jusqu’à présent aucune enquête n’a été diligentée pour identifier les coupables. Pour faire avancer la procédure judiciaire, les parties prenantes au dialogue ont recommandé que cette fois-ci des mesures soient prises pour rappeler au gouvernement son engagement à faire des enquêtes. Et également la mise ne place en place d’un pool des juges d’instruction au niveau du tribunal de Dixinn.

La mouvance présidentielle soutient que c’est à la justice de déterminer si les victimes vont être indemnisées ou pas.
Pour ce qui est des manifestations politiques de l’opposition, l’accord du 20 août 2015 avait prévu l’indemnisation des victimes. L’opposition se dit choquée par des propos tenus par certaines personnes pour banaliser la situation.

Le Groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) avaient recensé 1 568 opérateurs économiques victimes de pillages avec 219 milliards de francs guinéens de perte.

Aminata.com

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