Mouctar Diallo charge le RPG et l’UFDG: « quand c’est pour se partager des postes et des intérêts, ils font des combines et s’entendent »

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, les députés étaient en plénière à l’Assemblée nationale hier, mardi 10 avril 2018. Cette deuxième activité de la première session de l’année a permis aux parlementaires d’adopter le calendrier de la première tranche de la session des lois.

A la fin des travaux, Mouctar Diallo président du parti NFD a fait sa lecture de ce début des travaux en plénière.

Décryptage !

Nous (trois députés dont moi) avons déposé une proposition de loi depuis l’année dernière pour lutter contre le loyer cher qui constitue un véritable problème aujourd’hui. Les guinéens en souffrent. Les bailleurs, ceux qui ont les maisons créent souvent beaucoup de problèmes aux locataires. Ils exigent la plupart du temps le paiement en devises étrangères, ils exigent beaucoup de mois d’avance, voir même des années d’avance et ils augmentent de façon récurrente les loyers dans ce contexte de conjoncture difficile vécu par les populations. Donc, les députés étant là en principe pour le peuple, devant se saisir des difficultés du peuple et formuler des propositions de lois, en tout cas trouver des réponses à ce problème. C’est pourquoi, moi personnellement, je me suis opposé donc à ce chronogramme qui n’intègre pas cette proposition de loi que nous avons déposée depuis un an.

J’ai dit que nous devons examiner en priorité cette proposition de loi pour soulager le peuple contre le loyer cher et surtout qu’il y a beaucoup de guinéens qui se retrouvent dans cette proposition de loi, notamment le collectif contre le loyer cher, composé de jeunes de la société civile qui ont fait beaucoup d’actions de lobbying et de plaidoyer ici à l’Assemblée nationale ; leur dernière activité, c’était à l’occasion de l’ouverture de la présente session des lois.

Vous savez ? L’un des problèmes auxquels nous sommes aussi confrontés, c’est que le travail n’est pas fait de façon sérieuse ; et du côté de l’exécutif, et du côté de l’Assemblée nationale. Souvent, on programme l’examen de certains textes mais au finish ces textes ne sont pas disponibles ; donc, on reporte !

Malheureusement, il n’y a pas de rigueur dans le travail. Cela dénote de la faiblesse de nos institutions, cela dénote le manque de rigueur des acteurs de la vie publique et de tous les côtés. Vous constatez même aujourd’hui, la plénière était prévue à 10 heures ; mais, à 10 heures, il n’y avait personne encore. Il a fallu d’ailleurs qu’on reporte de quelque temps la tenue de la session.

Vous avez aussi vu, on est plus concentré sur les élections ; et ; les élections, c’est plutôt des intérêts partisans des deux plus grands partis que nous connaissons actuellement. Quand vous parlez d’élections, les deux plus grands partis les plus forts à l’Assemblée nationale s’entendent facilement pour aller vers une combine entre guillemets pour s’entendre, ou quand il faut modifier le règlement intérieur, augmenter le nombre de postes au bureau de l’Assemblée nationale et se partager les postes, ça aussi il y a une entente entre les deux plus grands partis. Quand il faut gérer les intérêts partisans, les députés sont prompts à s’entendre. Mais, malheureusement, ce n’est que dans le cadre des intérêts partisans, ce n’est pas dans l’intérêt des citoyens, ce n’est pas dans le cadre de la qualification des institutions, de la consolidation de la démocratie.

Libreopinionguinee avec Guineematin 

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