Me Paul Yomba avocat d’Alpha Condé en 2000 se lâche : « Je me demande à quoi a servi mon combat… »

Visiblement Me Paul Yomba Kourouma, avocat à la cour du barreau guinéen, a du mal à comprendre qu’un citoyen qu’il a défendu pour manquement de droits de l’’homme fermerait les yeux ou tout moins cautionnerait des infractions que certains citoyens subiraient. Il l’a dit le vendredi 31 mai dernier à la maison de la presse, au cours d’une conférence.  

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« J’ai perdu beaucoup d’avantages, j’ai été en prison tout ce temps. Que cet homme qui a subi toutes sortes de brimades, impose à ses concitoyens, aux opposants à son régime, les mêmes traitements sinon plus sévères », a dénoncé Me Yomba.

Rappelant sa défense au côté de l’homme Alpha Condé, il regrette : « je me demande à quoi a servi mon combat. Je crois un désistement serait à l’époque meilleure partie à entreprendre pour le salut de la nation ».

Cette sortie médiatique de l’avocat, Me Yomba Kourouma, fait suite à l’interpellation à Boké du secrétaire général adjoint de l’Union générale des Travailleurs de Guinée (UGTG), Aboubacar Sidiki Mara, un client qu’il défend. L’avocat soupçonne la main du Chef de l’Etat derrière cette affaire. « Nous sommes heurtés à des difficultés au recours fantaisiste, abusif des parquets dans le seul but de maintenir le prisonnier personnel du chef de l’Etat », soupçonne-t-il. Nous ne baisserons pas la garde, poursuit-il, puisque si sous huitaine, M. Aboubacar Sidiki Mara n’est pas mis en liberté « le collectif saisira la Cour de justice de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), pour violation des droits de l’homme, arrestation et détention arbitraire », menace-t-il.

Selon lui, aucun parquetier n’a pu imputer à son client une quelconque infraction.

Cependant, l’homme aux robes noires a tout de même tiré chapeau au travail de certains juges qui « ne s’attendent à aucune autre forme de récompense que leur réconfort moral et spirituel ». Il ajoute que ces derniers mettent leurs talents en défiant toute autorité par la force de l’argument de la loi.

« Ils (juges guinéens) sont très rares. C’est pourquoi, nous avons parlé d’une particule de juges ayant rendu des décisions courageuses », a-t-il précisé.

Pour lui, parmi ces juges, il y a la présidente de la chambre de contrôle de la Cour d’appel de Conakry, Mme Irène Limadis « dont la notoriété ne fait plus l’objet d’aucun autre commentaire. Elle est collée aux textes de la loi et à son application saine et correcte », dit-il.

« A côté d’elle, il faut aussi citer ce jeune d’instruction du Tribunal de première instance de Dixinn, Sékouba Condé qui, dans cette affaire, a trouvé léger et n’a vu aucune imputation pouvant valoir l’incarcération du syndicaliste Aboubacar Sidiki Mara », a conclu l’avocat.

In L’Indépendant

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