Le RPG-arc-en-ciel traverse actuellement une zone de turbulence, créée et entretenue par certains de ses cadres…

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Siège du Rpg assemblée hebdomadaire
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Miné par des querelles internes, le RPG/Arc-en-ciel a annulé l’assemblée générale hebdomadaire qui était prévue ce samedi à son siège situé dans la banlieue de Conakry. Le parti au pouvoir traverse actuellement une guerre de leadership créée et entretenue par certains de ses cadres.

La semaine dernière déjà, l’ancien ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique — parachuté ministre conseiller à la Présidence —, récemment nommé président du Conseil d’administration de l’Office guinéen de publicité (OGP), Sanoussy Bantama Sow, avait échangé des propos peu conviviaux avec le directeur général de cet établissement public qui reçoit des entreprises privées plusieurs milliards de francs guinéens, Paul Moussa Diawara, membre de la coalition présidentielle.

Devant les luttes qui secouent désormais la formation politique ayant porté Alpha Condé à la tête de la Guinée en 2010, le Bureau national a décidé purement et simplement d’annuler la rencontre de ce 18 mars 2017. Selon nos informations, la crise qui menace le RPG/Arc-en-ciel est très profonde.

Bantama Sow qui s’estime intouchable — il se considère en fait comme le fils adoptif du locataire du Palais Sekhoutoureyah — serait à la base du problème. En effet, au sein du parti présidentiel, beaqucoup pensent que c’est lui qui a apporté au président de la République la vidéo à caractère pornographique montrant l’ancien secrétaire général du ministère des Sports M’Bany Sangaré. Ce qui aurait conduit au limogeage du responsable des jeunes du parti quelques jours plus tard.

Les sages du RPG/Arc-en-ciel sont chargés de conduire les réflexions et la médiation en vue de sauver la coalition présidentielle de l’implosion. Une mission qui ne s’annonce pas facile à cause du contexte. À trois ans et neuf mois de la fin du deuxième et dernier mandat du président Condé, comme le stipule la Constitution sur laquelle il a prêté serment à deux reprises, la guerre de succession fait rage au sein de sa famille politique.

Alors que l’ancien opposant historique laisse planer le doute quant à sa réelle intention de faire sauter ou non le verrou constitutionnel pour s’offrir un troisième quinquennat, plusieurs caciques du régime actuel tentent de se positionner en héritier légitime. Une situation qui risque de faire perdurer la tension.

Kababachir

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