Lansana Kouyaté pourfende son « ami », c’est Cellou Dalein qui a demandé que ce budget lui soit attribué

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Lansana Kouyaté du PEDN
Lansana Kouyaté du PEDN
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La question du budget alloué au chef de file de l’opposition continue d’alimenter les débats. Après le porte-parole du Parti de l’Espoir pour le Développement Nationale (PEDN) c’est au tour du leader Lansana Kouyaté de s’exprimer sur le sujet tout en accusant Cellou Dalein Diallo de toucher à l’appât que lui a tendu le Président Alpha Condé.

« N’oubliez pas, il y’a quelques années, le Président Alpha Condé avait dit que dans quelques temps, il y aura plus d’opposants. Il savait pourquoi il le disait et comment il allait le faire », déclare Lansana Kouyaté dans l’émission les GG.

Et d’ajouter, « c’est l’appât porté à l’hameçon jeté aux poissons qui sont trop soucieux et qui ne voient que l’appât. L’appât a été mordu et l’hameçon a pris. Voila aujourd’hui il a de quoi se réjouir celui qui a lancé cet appât».

Poursuivant son intervention, l’ancien premier ministre s’est réjoui que cette affaire soit portée à la place publique par son porte parole. « Je suis très heureux que mon porte-parole au nom du PEDN et à mon nom personnel a porté cette affaire à la connaissance du public. Un parti d’opposition a pour objectif de jouer un rôle d’alerte parce que ce qui se passe est mauvais », insinue M. Kouyaté.

A en croire le président du PEDN, la loi de finance 2017, na pas prévu les émoluments du chef de file de l’opposition. Et que, dira-t-il, la résolution qui devrait déterminer les émoluments du chef de file na pas été votée par l’Assemblée Nationale.

« Simplement par une visite à Sékoutouréyah, le chef de file (Cellou Dalein , ndlr) a demandé que ce budget lui soit attribué. C’est le Président de la République qui a appelé le ministre des finances pour lui demander d’accorder au chef de file de l’opposition, cinq (5) milliards GNF par an et de tomber d’accord sur les modalités. En fonction des documents en notre position puisqu’il est bien dit en réponse à votre lettre, c’est donc le chef de file qui a fixé les modalités trimestrielles de 1 250 000 000 GNF », soutient-t-il.

Le leader du PEDN, affirme que c’est tout sauf du professionnalisme, de l’honnêteté ‘’ayons le courage’’ de le dire. « Je ne veux pas l’accabler au-delà de ce que le peuple en pense déjà. Mais je trouve que c’est indécent au moment ou le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est à 440 000 GNF sans parler de tout ce qu’il y a comme arriérés de salaire dus à tel ou tel autre secteur sans compter les besoins d’investissement qu’on a . Il faut défendre le peuple avant de se défendre soit même », estime Lansana Kouyaté.

Jour-g

 

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