Insalubrité et insécurité dans les villes algériennes, notamment à Oran

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Une situation très inquiétante agace au plus haut point les habitants et les quelques visiteurs de la ville d’Oran (Ouest algérien).
Une ville en voie de paupérisation à un niveau tel que les chiens, les chats et les rats ont leur ultime morsure à dire pour faire valoir leur droit en instaurant leur diktat de jour comme de nuit dans une cité gangrenée par mille et un phénomènes.
Une simple promenade à Oran permet de constater de visu que les chiens n’aboient plus en sillonnant tranquillement les boulevards de la ville, tandis que les chats ne miaulent pas alors que les rats se frayent, en toute quiétude, des chemins en se faufilant entre les passants.
Bien mieux, un simple petit détours vers les hôpitaux et dispensaires de la ville oranaise permettra de constater que, pour la seule année 2017, plus de 1 200 personnes ont été mordus, dont plus de 800 cas ont été provoqués par les chiens errants contre 271 causés par des chats et 115 morsures par des rats. Ajouter à près de 117 cas de conjonctivite provoqués par la dégradation du cadre de vie.
Quant au service municipaux en charge de la « dératisation » et de la « démoustication » de la ville, ils sont absolument invisibles, laissant la ville se putrifier.
La situation est tellement catastrophique que la période du pullulement des rongeurs et la prolifération ahurissante des chiens errants, guettant le passant pour le mordre et l’envoyer tout droit dans un lit d’hôpital pour des soins intensifs dont ceux assumés, à coûts de plusieurs milliers de dinars, par les services épidémiologiques locaux et les représentations locales de l’Institut Pasteur en prenant en charge toutes les maladies infectieuses et épidémiologiques, est bien arrivée.
Or, cette situation ne pourra que s’amplifier au grand dam des habitants et des visiteurs de la deuxième ville algérienne où l’on remarque de plus un manque flagrant de civisme ainsi qu’une passivité et un laxisme total des pouvoirs locaux, notamment en ce qui concerne le nettoiement de la ville d’Oran.
De plus, certains algériens exploitent le chien à des fins malsaines, notamment criminelles, agressions et trafics de drogue. Le canidé est devenu une arme de premier choix convoitée par ces bandits de grands chemins et opère une percée fulgurante dans ce registre.
Autre signe de la malpropreté de la ville d’Oran, la découverte, fin septembre 2017, de plusieurs dizaines de mérous morts de manière suspecte ; un fait réel et inquiétant dénotant de l’insalubrité flagrante de la mer d’Oran.
Ces mêmes mérous, retrouvés morts ou pêchés mourants près de la surface, sont ensuite mis en vente par des pêcheurs sans scrupules ; un nouveau phénomène constituant un réel danger pour la santé des consommateurs locaux aisés ou étrangers, majoritairement présents dans les quelques restaurants et hôtels d’Oran.
Quoiqu’il en soit, ce phénomène des chiens, chats, rats et mérous n’est pas unique en Algérie. On le retrouve dans toute les villes algériennes, c’est pourquoi, la chanson « Wahrane El Bahia », chantée par le judéo-chrétien Lilli Abassi, vantant Oran, n’est plus d’actualité et ce, depuis un bon moment.
Les responsables algériens devraient prendre exemple sur le modèle marocain, réussissant et séduisant l’ensemble de ces partenaires de tous les continents et non de s’évertuer vainement à le provoquer par des écrits hargneux et vils débités souvent par des journaleux « tellement aux ordres qu’il n’y a même pas besoin de leur en donner puisqu’ils les préviennent en tous points », comme disait un jour le linguiste français Robert Chaudenson.

Farid Mnebhi.

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