Guinée : une semaine de grève dans l’une des principales mines d’or du pays

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sag siguiri, mine Guinée
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Lundi, le débrayage du personnel de la Société aurifère de Guinée (SAG), filiale du sud-africain Anglogold Ashanti, rentrait dans sa première semaine, a concédé Conakry. En cause : le versement des primes de fin d’année.

Nouveau conflit social à la Société aurifère de Guinée (SAG) : les mineurs de Siguiri, à 800 kilomètres à l’est de Conakry, ont barricadé les accès à la mine et empêché le décollage d’un avion chargé d’or en signe de protestation contre le montant de la prime qui doit leur être versée en fin d’année.

« La grève a a commencé il y a environ une semaine, mais nous avons débuté les négociations », a-t-il déclaré Saadou Nimaga, le secrétaire général du ministère des mines, cité par Reuters lundi.

Si Anglogold Ashanti dénombre 3 445 employés en Guinée, permanents et contractuels confondus, la part des grévistes n’est pas connue. Dans son rapport annuel 2015, le groupe minier faisait état de relations sociales sensibles, plusieurs grèves au sein de la SAG ayant déjà été relayées au sein de la société active dans l’extraction aurifère depuis la fin des années 1980.

La fusion, en avril 2004, du géant mondial du secteur aurifère, le sud-africain Anglogold, avec la société ghanéenne Ashanti Goldfield avait changé l’actionnariat de la la SAG, qui avait précédemment pour actionnaire majoritaire la société Ashanti Goldfield (85 %) et l’État guinéen (15 %). Anglogold Ashanti en est depuis l’actionnaire majoritaire, l’État guinéen conservant une participation. Quelque 255 000 onces d’or sont sorties de la mine l’an dernier, en ligne avec les années précédentes.

Les grands gisements d’or de Guinée se trouvent en Haute Guinée où est également présente la Société minière de Dinguiraye (SMD – du russe Nordgold) à Lefa. De nombreuses mines artisanales existent dans le pays qui dispose d’importantes réserves d’or, mais aussi de bauxite (les deux tiers des réserves mondiales sont guinéennes), de fer et de diamant. Ces mines artisanales avaient causé la mort de 13 personnes au moins dans l’effondrement d’une de ces mines en décembre 2015.

Outre son pays d’origine, le sud-africain Anglogold Ashanti est actif au Ghana, en Guinée, en RD Congo, au Mali et en Tanzanie.

Jeune Afrique

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