GRANDE INTERVIEW DE MOUCTAR BAH RFI ALPHA CONDE NE VEUT PAS DE MOI EN GUINEE

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Photo Mouctar bah Rfi
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La Radio Libre Opinion RLO
Et libreopinionguinee.com a reçu cette semaine en interview Mouctar Bah, le correspondant de de la Radio France Internationale (Rfi) et de l’Photo Mouctar bah Rfi agence France presse (AFP) baser en Guinée, il a été question entre autres d’en savoir plus sur le refus des autorités guinéennes de valider son accréditation et le pourquoi cette brouille…

Sidi Diallo: Bonjour mouctar Bah vous êtes le correspondant permanent de la radio France internationale en Guinée depuis 1996 sauf que ces derniers mois les autorités guinéennes ont menacé d’invalider votre carte d’accréditation du correspondant de l’AFP et de RFI en Guinée pourquoi?

Mouctar bah, bonjour madame Balde sidi diallo, je crois que cette questions il faut la posée aux autorités guinéennes, moi je ne sais pas pourquoi ils ne veulent pas renouveler mon accréditation. Depuis octobre 1996 je suis à Conakry, j’ai travaillé avec tous les régimes précédents, il y’à eu des hauts et des bas mais ils n’ont jamais retiré mon accréditation; sauf en 1998 quand Alpha condé a été arrêté ils ont invalidé mon accréditation c’était à cause d’Alpha condé.

Macka Balde : Le ministre de la communication, Alhousseiny Kaké Makanéra, avait annoncé sur les antennes de la télévision nationale à une heure de grande écoute que Mouctar Bah, n’est désormais plus le correspondant de Radio France Internationale (Rfi) en Guinée. Deux jours après, RFI a répliqué en disant que moctar bah reste son correspondant numéro 1 en Guinée. Qu’est ce que ça vous ça fait tout ça?

Mouctar bah : Les autorités guinéennes n’ont pas de problème avec moi mais avec Rfi, si M. Makanera a dit le 11 novembre que je ne suis plus le correspondant de Rfi en Guinée c’est de bonne guerre, le problème ne pas Makanera mais plutôt Alpha Condé. Le problème c’est Alpha condé qui décide, Makanera ne peut pas se lever pour décider tout ça, et pour le correspondant de RFI, c’est bien RFI qui décide, je pense qu’ils ont trouvé un prétexte pour dire que RFI a envoyée un second correspondant pour remplacer Sidi Yansané qui est parti au Cambodge a l’occurrence Fabien Kouchne. C’est le président Condé qui dit qu’RFI ne peut avoir deux correspondants en Guinée, c’est bizarre la Guinée est un pays exceptionnel ?

Sidi diallo : pourtant nos voisins comme le Sénégal, la Cote d’Ivoire en ont deux correspondants ?

Mouctar bah : Écoutez, c’est ma tête qui ne plaît pas aux autorités guinéennes, tenez bien je suis le seul journaliste à qui ont demande chaque année une accréditation parmis les correspondants étrangers résidant en Guinee.

Sidi diallo : Quelle a été la réaction de RFI?

Mouctar bah : Rfi est déçu de tout cela surtout que ça vient du plus haut niveau qu’on me fait la guerre.

Macka Balde : Le Président condé s’est prononcé sur le sujet lors d’un point de presse en menaçant toute personne qu’on entendra sur les ondes d’une Radio Étrangère sans accréditation sera poursuivie par la justice Alpha Condé ne s’adressait il pas à vous?
Mouctar bah : Le Président condé s’adressait à Mouctar bah uniquement à Mouctar bah il n’y avait quelqu’un d’autre.

Macka Balde : Pourtant c’est à cause de l’opposant Alpha Condé autre fois du 24 décembre 1998 au 5 mai 1999, les Kiridi Bangoura et feu Emile Tompapa, ancien président du CNC, avaient injustement invalidé votre carte d’accréditation C’était au lendemain de la présidentielle de 1998, lorsque le candidat Condé avait été mis aux arrêts à Pinet. Il s’était passé quoi au juste?

Mouctar bah : Ironie du sort, C’est ça l’histoire En 1998 quand Alpha Condé a été arrêté dans la nuit du 15 au 16 décembre, au lendemain de l’élection présidentielle, moi je me suis permis de dire qu’Alpha Condé a été arrêté à pinet, et pinet est un village Guinéen, On avait pas pris Alpha Condé entrain de franchir les frontières fermées, et si c’était le cas on avait qu’à lui refouler à l’intérieur de la Guinée, Alpha Condé a était arrêté 10 jours après on a invalidé mon accréditation le 24 décembre 1998 parce que j’ai dit qu’Alpha Condé a été arrêté à pinet donc à l’intérieur de la Guinée. Il pouvait resté là-bas jusqu’à la proclamation des résultats, j’ai non seulement dit qu’Alpha Condé était un député mais aussi un candidat à l’élection présidentielle, il avait donc cette double humilité, voilà pourquoi on m’avait invalidé l’accréditation. les autorités d’alors m’ont amené dans une villas dénommée Villas 36 de 11h a 13h, c’est là bas où se déroulait tous les faux problèmes du pays, il m’ont demandé de dire sur RFI qu’Alpha Condé avait préparé des mercenaires qui rentraient par la mer, il fallait que je dise cela dans le journal de 18h30 pour qu’ils puissent en finir avec Alpha Condé la nuit, j’ai répondu que je ne pouvais pas dire ça parce que je n’ai pas vus les fait, je leur ait demander de dire ça sur mon micro que je vais balancé ils m’ont dit que yacine allait m’appelé à l’époque, ministre de La Défense pour prendre sa voix mais assifate jusqu’à sa mort ne m’a pas rappeler, j’ai refusé de jouer à leurs jeux voilà pourquoi ils ont invalidé mon accréditation, la deuxième fois qu’ils ont invalidé mon accréditation c’était pendant le procès d’Alpha Condé, je payais un journaliste ‘ben pepito’ pour qu’il m’enregistre le procès, à l’époque le gouvernement guinéen estimait que j’en faisais trop pour Alpha Condé voilà.

Sidi diallo : Aujourd’hui bizarrement c’est le même Alpha condé qui vous fait la guerre?

Mouctar bah : Oui bizarrement, j’ai connu Alpha condé en 1982 à Abidjan entre 1990 et 1997 j’ai travaillé avec Alpha Condé à Abidjan, à l’époque j’étais au bureau de l’Agence France presse (AFP), Alpha condé venait chez moi 3 fois par semaines régulièrement avec le papa de Damantang Albert Camara, qui s’appelle kouloumbaly Damantang qui travaillait à l’époque à Air Afrique, Je ne m’attendais pas à ça de la part d’Alpha Condé mais c’est l’histoire.

Macka Balde : Pensez vous que la liberté d’expression est aujourd’hui menacée en Guinée?
Mouctar bah :
il rit, Si je dis non, j’aurais menti et c’est irresponsable parce que moi même je suis menacé on ne veut plus de moi en Guinée on ne veut pas m’entendre sur RFI en Guinée et pourtant je suis guinéen, je suis né en Guinée, ce qui est étrange on dit que moi je ne dois pas travailler en Guinée et que c’est un autre blanc qui va me remplacer.

Sidi diallo : mais RFI a dit niet parait il?

Mouctar bah : RFI ne va pas céder et ne cédera pas pour un régime, à Dakar, en Mauritanie, en Cote d’Ivoire, en Afrique du Sud etc.. RFI a trois correspondant pourquoi en Guinée ont refuse deux ?

Macka Balde : Votre accréditation est-elle en cours de validité ? Mouctar bah :

Non ! Depuis le 20 septembre 2014 j’ai déposé une demande de renouvellement mais le CNC n’a pas renouvelé, j’ai déposé encore le 16 décembre 2014 la demande, Martine Condé a écrit à RFI en disant niet. Alpha Condé a dit que s’il m’entend a l’antenne, qu’il va me poursuivre en justice, depuis lors je ne parle pas sur RFI ; depuis novembre 2014 je ne parle pas.

Macka Balde : Avez vous peur pour votre vie actuellement en Guinée?

Mouctar Bah : je n’ai pas peur pour ma vie, si je dois mourir je vais mourir si on m’envoie des gens pour m’exécuter ça sera ainsi que Dieu aurait décidé que je vais finir ma vie.
Macka Balde, Merci M Mouctar Bah d’avoir accepter notre invitation

Mouctar Bah, merci Macka Balde et Sidi diallo de m’avoir donné la parole sur les antennes de votre radio libre opinion RLO. Une interview réalisée par Macka Balde et Sidi diallo Pour LIBREOPINIONGUINEE.COM
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