François Hollande sur les demandeurs d’asile et le cas particulier de calais « iTélé »

0
1870
Partager

En déplacement dans un centre d’accueil et d’orientation pour migrants, samedi 24 septembre à Tours, François Hollande a rencontré pendant plus d’une demi-heure plusieurs migrants. Le président s’est rendu dans leurs chambres, des pièces aménagées d’une douzaine de mètres. « Nous faisons en sorte d’accueillir humainement et dignement des personnes qui vont faire leur demande de droit d’asile. Celles qui pourront faire valoir ce droit seront donc dans une démarche d’intégration », a commenté le chef de l’État dans des propos recueillis par nos confrères de  RTL.

Certains demandeurs d’asile ont pu raconter leur parcours à François Hollande. C’était notamment le cas d’Ahmed, un Afghan qui a passé des semaines dans la jungle de Calais avant d’être pris en charge à Tours. « J’ai rencontré le président. Je l’aime beaucoup, je lui ai parlé. Il a un bon message pour les gens qui ont vécu à Calais où c’est très dur d’y vivre, d’y dormir et d’y manger. C’est très difficile », a-t-il expliqué.

Des attaques contre Nicolas Sarkozy

Avant de se rendre à Calais, François Hollande en a profité pour répondre aux critiques de la droite. « La France n’est pas une France où on trouvera des campements (…) Il ne peut pas y avoir en France de camps », a-t-il ajouté à l’adresse de ceux qui, comme le président par intérim des Républicains Laurent Wauquiez, brandissent la menace d’une multiplication de « mini Calais ». S’en prenant sans le citer à Nicolas Sarkozy, le chef de l’État a également mis en cause ceux qui ont signé des accords, comme ceux du Touquet de 2003 instituant la frontière britannique sur le sol français et qui « aujourd’hui voudraient les contester ».

« On ne démantèle pas un camp sans qu’il y ait des solutions. Sinon c’est l’irresponsabilité, c’est faire que partout se diffusent, se répandent des cohortes de réfugiés qui s’installeraient n’importe où n’importe comment », a aussi critiqué François Hollande, en référence aux conditions dans lesquelles Sangatte avait été démantelé fin 2002 alors que Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur.

La vidéo à lire ci-dessus

Macka Balde 

Comments

commenter ici

Laisser un commentaire