Des jeunes de l’Axe Hamdallaye-Kagbelen accusent l’UFDG de les avoir utilisés

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Manifestation sur l'axe
Manifestation sur l'axe
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Des jeunes leaders de l’axe Hamdallaye-Bambéto-Kagbelein ont affiché leur soutien à Mouctar Diallo des Nouvelles forces démocratiques (NFD), candidat à la mairie de Ratoma. Mamadou Lamine Diallo, l’un des leaders, accuse l’UFDG de Cellou Dalein Diallo de les avoir utilisés lors des manifestations avant de les laisser pour compte.

‘’On œuvrait pour l’UFDG. Parce qu’à l’époque, l’UFDG, c’était la vraie opposition, les vrais valeurs et principes. Ce ne sont pas les frustrations que nous vivons aujourd’hui après qu’on ait accompli tout ce qu’on a accompli pour l’UFDG, qu’on ait été traités de drogués. On nous a laissé pour compte’’, dénonce ce jeune leader de l’axe Hamdallaye-Kagbélen.
Lamine Diallo dénombre environ 73 victimes tombées sous les balles lors des manifestations de rue. Pour lui, ‘’s’il faut parler de réparation de préjudice c’est bien l’Etat, mais l’UFDG aussi est là, parce que ces enfants sont tombés pour l’UFDG. Aujourd’hui, on n’en parle moins. Quand les mentors de ses enfants qui sont au cimetière parlent, on les traite de drogués’’.
Il estime que l’UFDG les utilise dans la rue, mais quand il s’agit d’occuper des postes de responsabilités, ils sont les plus grands absents. ’’Il y a eu pas mal de postes de responsabilités à occuper, mais on n’a été laissés pour compte. On n’a eu qu’un seul poste au niveau de la délégation spéciale de Ratoma à travers l’ex-coordinateur du mouvement Akadhan. A chaque fois nous venons autour de la table pour leur dire que nous savons ce qui se passe et nous sommes désormais organisés de Hamdallaye à Kagbelen’’, explique-t-il dans le Quotidien.
A en croire ce jeune leader de l’axe, ils ne sont utiles à l’UFDG que pour les manifestations de rue. ‘’On est appelés que pour manifester. Chaque fois que ça ne va pas avec l’Etat, on nous dit ‘levez-vous, vous êtes les pionniers du changement depuis 2007. Dites-leur que ce n’est pas possible en démocratie’. Et nous, nous venons dans la rue, nous jetons des cailloux, nous faisons tout. Après nous sommes arrêtés, violentés, d’autres sont morts’’, regrette Mamadou Lamine Diallo.

Visionguinee

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