Dernière minute A cause d’une mine d’or, des Guinéens et Maliens s’affrontent à Mandiana

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Photo mine d'or siguiri
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Photo mine d'or Des Guinéens et Maliens se sont affrontés mercredi dans la sous-préfecture de Dialakoro, localité située à plus de 100 km de la préfecture de Mandiana à l’extrême Est de la Guinée, a appris votre quotidien. Il y aurait eu de nombreux blessés et des dégâts matériels importants.

Selon le préfet de Mandiana interrogé par guineenews, les mines sont à l’origine de ces affrontements intempestifs entre Maliens et Guinéens. « C’est un problème entre la Guinée et le Mali. L’origine est un problème des mines. Des Maliens sont venus exploiter les mines sur le sol guinéen, c’est l’origine du conflit. C’est le fond du problème. Je suis en train de fournir les informations au gouvernorat de Kankan ».

Sur le bilan des victimes, Souleymane Keita reste dubitatif : « le bilan, pour le moment, on ne peut rien vous dire mais il y a quatorze blessés côté malien mais aucun blessé dans les rangs des Guinéens. Celui qui parle de morts raconte ses propres humeurs. J’étais à Dialakoro dans la sous-préfecture même. Je suis un témoin oculaire. Je viens des lieux où s’est produit le conflit. Ce qu’on raconte à Mandiana, ce sont des rumeurs ».

Selon le site maliactu.net, il y aurait eu quarante-cinq blessés et plusieurs morts. A en croire cette même source, une vive tension régnait dans cette localité depuis plusieurs jours. Une mine d’or très riche est la base de ces affrontements, affirme, de son côté, notre confrère malien. « Les Maliens sont les premiers a occupé ce gisement, très riche. Quelques jours après, les Guinéens ont tenté de s’accaparer de ce réservoir d’or, arguant qu’il fait parti de leur territoire. Les Maliens ont réfuté cette thèse et ont poursuivi leur extraction « illégale » d’or, à travers la méthode artisanale, l’orpaillage », écrit maliactu.net.

C’est ainsi, poursuit le média malien « le mercredi 25 février, une horde de chasseurs, appelés « Donso », appuyés, semble-t-il, par des militaires, ont quitté le village voisin de Kanté-baladougou, en terre guinéenne, pour chasser les maliens de la mine, manu-militari et en tirant sur les uns et les autres, dans un désordre indescriptible. C’est le sauve qui peut, c’est la débandade. Chacun se cherchait, à commencer par les pandores, qui ont pris la poudre d’escampette. Résultat : des morts et des blessés dont le nombre reste à déterminer ».

Au mois de janvier dernier, des affrontements similaires avaient été signalés à la frontière guinéo-malienne. Les autorités riveraines des deux pays avaient joué à l’apaisement en attendant de trouver une solution à l’amiable.

Amadou Kendessa Diallo

+224 664 24 54 78

 

 

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