DECLARATION No 52 DU BLOC LIBERAL

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 » Un homme qui prive un autre homme de sa liberté, y compris celle d’expression, est prisonnier de la haine, de préjugés et d’étroitesse d’esprit « (Nelson Mandela).

Le Bloc Liberal (BL) dénonce et condamne irrémédiablement le musellement de la Presse Privée Guinéenne par le régime d’Alpha Condé. Ce comportement des tenants du régime révèle l’amorce progressive de l’autocratie en Guinée ; car Comme l’a dit l’écrivain américain, Bruce COVILLE, « La répression de l’information est l’outil de la dictature ». Il faut souligner que cette virulente campagne de bâillonnement de la Presse est orientée contre les medias qui dénoncent les multiples carences du régime : haute corruption de l’Etat ; grave marasme économique ; cherté de la vie, etc.

En effet, depuis la fin d’octobre 2017, le régime a engagé une systématique campagne de répression contre la presse privée dans notre pays. C’est dans cette dynamique que certains médias privés ont été objets d’attaques injustifiées de la part des forces de sécurité sur les ordres des tenants du régime. Le 31 octobre 2017, pour illustration, le directeur du groupe audiovisuel Gangan a été arrêté et détenu au PM3 de la gendarmerie de Matam. Il y est resté longtemps en marge de toutes procédures judiciaires. Pire, les journalistes qui se sont rendus au PM3 pour lui témoigner leur solidarité ont été expulsés Mani militari par des gendarmes. Certains journalistes ont été blessés et d’importants matériels de reportage ont été détruits. Il est à noter qu’avant cette détention du directeur, les ondes d’émission du groupe Gangan avaient été systématiquement brouillées ; il ne pouvait donc pas faire des émissions. Aussi, le jeudi 02 novembre 2017, les émissions de la Radio Espace ont été suspendues sans aucune justification de la part du Ministère de la Communication.
Il faut rappeler que la liberté de parole et d’opinion sont des droits fondamentaux du citoyen qui sont reconnus et protégés dans le cadre des droits humains. Ce droit est étroitement lié à la liberté d’expression des personnes et des communautés qui existent sur le territoire administratif de l’État. Il faut souligner que la démocratie est un système de gouvernement qui, en tant que tel, comporte des sous-systèmes, dont la liberté d’expression. Limiter cette liberté de parole galvaude la démocratie naissante dans notre pays et y cultive l’autoritarisme.
En plus, les gendarmes du PM3 doivent comprendre qu’ils constituent une partie de l’ARMÉE NATIONALE GUINÉENNE. Ils ne doivent donc pas se mettre naïvement au service d’un homme qui œuvre à les transformer subtilement en sa « Gestapo », pour les intérêts de sa dictature personnelle. Comme les membres de la Gestapo d’Hitler, les agents des services de sécurité qui se mettent à la disposition de l’autocratie comparaitront prochainement devant le « Nuremberg » de l’histoire Guinéenne.
Quant aux forces de sécurité, le BL leur dit que leur mission cardinale n’est pas l’oppression des Guinéens, y compris les journalistes ; elles ont pour mission sacrosainte la protection des biens et des personnes, conformément aux dispositions de la Constitution Guinéenne. Partant, le BL interpelle les ministères de la sécurité et de la justice ainsi que la Haute autorité de la communication (HAC) à prendre les dispositions nécessaires afin que le personnel des médias privés et publiques travaillent dans un environnement propice à l’accomplissement de leur contrat social.
En fin, fidèle à ses convictions, le Bloc Libéral témoigne toute sa solidarité à la presse privée et aux journalistes victimes, et promet accompagner toute action légale ne nature à protéger la liberté d’expression dans notre pays.
FAIT À CONAKRY, LE 06 NOVEMBRE 2017
Le BLOC LIBERAL

BP: 030 BP 59, Tél.: (+224) 669-872-887, 621-917-462, 655-682-371, 631-432-988

Site Web: www.leblocliberal.org, E-mail: contact@leblocliberal.org

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