Damantang Albert :  « Aboubacar Soumah est un allié du RPG mais, c’est vrai, sur certains propos, il doit faire attention »

Invité de l’émission « Les Grandes Gueules », le porte-parole du gouvernement s’est insurgé, ce lundi, tous les propos, qui prêteraient à la violence ethnocentrique. Que ces propos viennent du camp présidentiel ou de tout autre camp.

 Sept morts dans des violences post-électorales. Votre gouvernement est silencieux.

Sur ce sujet, le gouvernement s’est exprimé. Que ce soit le ministre de la justice. Que ce soit celui de l’administration du territoire, ou celui de la sécurité ou moi-même. On aurait aimé que toutes les entités politiques s’y associent mais ça n’a pas été le cas pour tout le monde. J’espère que ce sera corrigé. Cela ne veut pas dire que nous négligeons ce problème. Au contraire, évitons de jeter l’huile sur le feu… Il faut condamner toutes les violences mais il faut faire attention aux paroles déplacées.

Le ministre de l’unité nationale, Gassama Diaby, a menacé, ce week-end, de porter plainte à la CPI, tout propos grave. Aura-t-il le soutien de votre gouvernement ?

Dans le message de Gassama Diaby au siège du RPG, il a dit qu’il est là par la volonté du Chef de l’État. Les pouvoirs qui m’ont été donnés, ceux de dénoncer certaines choses, y compris dans le camp présidentiel, m’ont été donnés par le président de la république. De toutes les façons, il n’y a pas de choix, celui qui se rendra coupable des propos ethnocentriques ou appelant à la violence, si c’est établi, des propos appelant à la violence, que le ministre Gassama le veuille ou non, qu’il veuille nous protéger ou non, ils seront poursuivis par les instances internationales.

Non seulement, le gouvernement peut se dessaisir d’un dossier si les données sont plus complexes que lui. Cela s’est fait en Côte d’ivoire. En Guinée, cela peut se faire aussi. Mais même si cela ne se fait pas, documenter tout ce qui se fait ou tout ce qui se dit, aujourd’hui, sur les violences politiques, servira à une procédure demain, si jamais on arrivait devant la justice internationale. Mais si jamais les gens persistent, qu’on soit membre du gouvernement ou qu’on soit dénoncé ou pas, ce sont les éléments documentés aujourd’hui, qui seront pris à charge demain.

Pourquoi faire recours à la justice internationale au lieu de la justice locale ?

C’est la menace suprême.  Mme Fatou Bensouda a envoyé des émissaires. Je vous fais une confidence. Nous envoyons au procureur de la république des captures d’écran de certaines déclarations incendiaires ethnocentriques, en attenant qu’il ne prenne ses responsabilités…Ce week-end, j’ai dénoncé l’inaction du procureur.

Le ministre de la défense a récemment flétri les propos de Malick Sankhon mais le gouvernement n’a pas condamné Aboubacar Soumah, quand il a tenu ces propos.

Je condamne tous les propos, qui prête à la violence ethnocentrique, qu’ils viennent de notre camp ou pas de notre camp. Je signalerais que monsieur Aboubacar Soumah est un allié du RPG mais, c’est vrai, sur certains propos, il doit faire attention.

Guineenews

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