Crise au tour du code électoral : la réaction surprise de l’opposition républicaine

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L'opposition guinéenne en conférence de presse
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Arès la mouvance présidentielle et le Front Uni pour la Défense des droits des citoyens, l’opposition républicaine a animé, à son tour, ce mardi 10 janvier 2017, une conférence de presse suite à la crise politique liée au non respect de l’accord du 12 octobre 2016. Sa sortie est une vraie surprise!

Les opposants au régime d’Alpha Condé ont annoncé le retour à la normale suite à l’annonce, lundi, du président du groupe parlementaire de la mouvance, du retrait du projet d’amendement qu’il avait préalablement proposé. L’opposition républicaine annonce également son retour au sein du Comité de suivi de mise en œuvre de l’accord du 12 octobre 2016.

S’exprimant sur le nœud de la crise, le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla, a précisé que c’est le mode d’élection au niveau des communes. « Le conflit qui nous a opposés à la mouvance présidentielle ne concernait plus les quartiers et districts mais ça concernait les élections communales c’est-à-dire le mode d’élection au niveau des communes. Eux, ils souhaitaient que cela soit modifié pour que ça soit un scrutin majoritaire. C’est-à-dire que la liste qui arrive en tête rafle tous les sièges de la commune. Donc, il n’y aura pas de gestion concertée au niveau de nos différentes communes. C’est ce qui nous a opposés », a déclaré Aboubacar Sylla.

Poursuivant, le porte-parole de l’opposition républicaine a indiqué que ceci les a poussés à se retirer de l’assemblée nationale et de suspendre leur participation au comité de suivi.

« Le président du groupe parlementaire de la mouvance était catégorique. Et si ce n’est pas ça, il n’aura pas de modification du code électoral. Nous avons dit que nous n’étions pas d’accord. C’est en ce moment, nous avons décidé de suspendre notre participation au comité de suivi parce que, nous avons compris que du côté de la mouvance, il n’y a pas de volonté politique d’appliquer cet accord », martèle le président de l’UFC.

Au regard de la dernière évolution du dossier, l’ancien ministre de la Communication, a annoncé que la situation semble être pour le moment débloquée. « Comme la mouvance présidentielle a officiellement annoncé qu’elle retire cet amendement conflictuel, donc, nous sommes aujourd’hui dans une situation qui revient de plus ou moins à la normalité. Même si nous avons perdu assez de temps », déplore-t-il.

Aboubacar Sylla a aussi fustigé le retard accusé pour l’organisation des législatives. « Nous n’avons pas pu adopter le code électoral et nous ne pouvons pas organiser les élections locales en février comme prévoit l’accord politique du 12 octobre dernier. Tout ceci montre la volonté manifeste de la mouvance présidentielle de retarder ou d’empêcher la mise en œuvre de cet accord. Nous avons l’impression qu’il y a des faucons dans le camp présidentiel qui, souvent, prennent des mesures et mettent des obstacles dans la mise en œuvre de cet accord « , dénonce Aboubacar Sylla.

Plus loin M. Sylla a annoncé que l’opposition qui avait claqué la porte au comité de suivi envisage revenir. Mais dira-t-il que cela fera l’objet d’une concertation dans les jours à venir. « Nous allons réfléchir et examiner l’éventualité de revenir dans le comité de suivi. Mais, nous allons nous concerter et nous allons prendre la décision à une éventuelle reprise de notre participation aux travaux du comité de suivi », martèle-t-il.

Lejourguinee

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