Crise à la CENI: ​​​​​​​Vers la mise en place d’un comité de trésorerie

0
1773
Bakary Fofana President de la Ceni Guinée
Partager

Les 18 commissaires de la CENI signataires de la pétition contre Bakary Fofana sont en train de mettre un comité de trésorerie en place pour contrôler la gestion de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Au moment où nous nous mettions sous presse, ces commissaires étaient en réunion pour finaliser les textes sur ce comité.

Selon Jacques Bonimy, commissaire à la CENI que nous avions eu au téléphone, Bakary Fofana serait contraint d’accepter ce comité sinon dit-il, ils demanderont son départ. « Je suis pour la mise en place de ce comité de trésorerie. Mais s’il continue à s’opposer, on demande son départ parce qu’il ne peut pas désobéir la majorité », nous a-t-il confié.

Il faut rappeler que ces commissaires frondeurs accusent Bakary Fofana d’entretenir une gestion opaque des ressources financières de l’institution. «Depuis qu’on est à la CENI, il gère comme il veut. C’est lui qui sait s’il y a l’argent ou pas. Mais ces derniers temps, on voit que la CENI est en train d’aller à la dérive. Nous sommes au 5ème mois, les démembrements ne sont pas payés. On voit que l’Etat ne veut plus envoyer de l’argent. On nous dit que tant que Bakary est là, tant qu’il n’y a pas de clarté dans la gestion, on ne peut pas financer la CENI. Donc nous pensons que maintenant, nous devons être informés sur la trésorerie de la CENI. C’est pourquoi on a tenu à mettre en place un comité de gestion parce qu’on n’est pas informés », déclare Jacques Bonimy.

Pour ce commissaire, « le comité aura pour attribution, de nous informer régulièrement sur la gestion des fonds mis à la disposition de la CENI ».

Par ailleurs, il faut signaler que Bakary Fofana a, dans une sortie médiatique, réfuté ces accusations. Selon lui, il n’est pas question de quitter sa fonction sans avoir violé une loi. « Ça c’est un dit. Ce qui est retenu par la majorité doit être appliqué parce que ce n’est pas lui la loi. Ce ne sont pas nous qui sommes les frondeurs, mais c’est plutôt lui. C’est lui qui s’oppose à la loi, qui s’oppose au principe, c’est celui-là qui est le frondeur » répond Jacques Bonimy.

Amadou Sadjo Diallo

Comments

commenter ici

Laisser un commentaire