COP21 – Paris : Cellou Dalein, il faut avoir une vision devant les défis qui nous interpellent tous

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Paris, 04 décembre 2015. Hôtel de l’industrie. C’est une salle Chaptal pleine que le Président de l’UFDG a franchi. Il était 15h45.

Ce sont tous les membres du panel qui, dès l’entame, disent leur plaisir de partager la table avec Cellou Dalein Diallo qui, il faut le rappeler, qu’en marge de la conférence internationale sur les changements climatiques (COP21), Cellou Dalein Diallo a pris la parole cet après-midi pour donner son avis sur les Transformations structurelles en Afrique.
Aux côtés du Président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée, on notait la présence de Kako Nubukpo (ancien ministre de la prospective du Togo, Économiste, membre de gouvernance économique, Université d’Oxford) et Jean Michel Severino (Directeur Général Investisseurs & Partenaires), avec une modération assurée par Nicolas Imbert (Directeur exécutif Green Cross France & Territoires)

Dès l’ouverture des débats, le modérateur décide d’interpeller les membres du panel sur la question du temps, avec comme question sous-jacente: est-ce que le temps de l’Afrique est arrivé, même s’il ne faut pas se leurrer sur le cortège de chaos à prévoir?

Pour  Cellou Dalein Diallo, il faut avoir une vision devant les défis qui nous interpellent tous. Il y a beaucoup de risque certes, mais il y a aussi des opportunités. Les politiques publiques mises en place ne sont pas très souvent efficaces en Afrique, dit-il. En plus, les initiatives et actions ne peuvent être viables que si elles sont encadrées par des institutions et des politiques publiques crédibles et efficaces.

Par ailleurs, Cellou Dalein a eu la possibilité de donner sa lecture sur la question des politiques des ajustements structurels que l’Afrique a connues dans les années 80. Pour lui, même si on peut faire quelques reproches à ces politiques, elles ont permis néanmoins d’améliorer la gouvernance. Ensuite, M. Diallo expliquera que les transformations structurelles doivent permettre de diversifier nos économies.

Tout au long des débats, une question s’est imposée: Comment retourner en Afrique et changer les choses?

Le Président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée reconnaît que souvent les politiques ne sont pas conçues en Afrique, mais en dehors de nos pays. Nous sommes dans un monde où les règles du jeu ne son pas fixées chez nous. En même temps, les bailleurs de fond eux ont défini des règles, parce qu’ils doivent rendre compte à leurs populations. Comment faire? Il faut anticiper, dit le Président Cellou.

Ainsi, pour répondre à un investisseur qui voulait savoir quels changements structurels sont à mettre en place si on veut rassurer ceux qui veulent investir en Afrique, Cellou Dalein Diallo répond : un cadre juridique et règlementaire clair, la sécurité, une justice indépendante et forte, une administration moderne et efficace, avec une vision économique claire. Si l’investisseur peut prendre des risques, il faut qu’il soit sûr que les règles ne peuvent pas changer du jour au lendemain. Si l’investisseur a peur, il n’investit pas, avoue Cellou Dalein.

Pour finir, il est revenu sur la question de l’instauration de la démocratie et de l’état de droit en Afrique. À cet effet, c’était l’occasion de rappeler la responsabilité notamment de l’Union Européenne qui, dans l’accord de Cotonou, a contractualisé avec les pays ACP (bénéficiaires de l’aide au développement) la possibilité de les interpeller sur les cas de violation des principes et des règles démocratiques. Mais, ce n’est souvent pas le cas que les pays européens jouent leur rôle de protection de ces valeurs. L’impunité est ainsi garantie; des affinités entre les hommes empêchant les états de rappeler à l’ordre ceux qui violent le droit des autres et les principes les plus élémentaires de la démocratie, se désole Cellou Dalein Diallo.

Cellule de Communication de l’ufdg

 

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