Cellou Dalein à GPP FM « C’est M. Alpha Condé, qui a interdit à tout cadre de participer à l’inauguration de la mosquée de Fatako »

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Cellou Dalein Diallo ufdg Labe GPP FM
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Alors, pourquoi les autorités à tous les niveaux ont préféré boycotté les festivités, a-t-on questionnée ce dimanche au leader de l’UFDG. Invité de la radio GPP FM, le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, lâche ses quatre vérités.

« C’est M. Alpha Condé, qui a interdit à l’intention de tout cadre administratif de quelque niveau que ce soit de participer à l’inauguration de la mosquée de Fatako. Sinon, le ministre Boureima Condé avait confirmé sa participation. Le secrétaire général de la ligue islamique et le premier imam de la mosquée Fayçal aussi », a-t-il entamé.

« On n’a pas vu le sous-préfet à Fatako, ni le préfet, encore moins le gouverneur. Pourtant, ils faisaient tous partie du comité d’organisation des festivités jusqu’à la veille de la cérémonie, quand M. Alpha Condé leur a demandé de se retirer. Alpha Condé, c’est comme ça il est, c’est comme ça il se comporte. A chacun de tirer les conséquences. Les préfets, les gouverneurs se défendent par-ci, par-là qu’ils étaient invités à un atelier sur la sécurité à Labé, mais c’est M. Alpha Condé, qui a pris la décision », a-t-il insisté.

« Comment peut-on organiser une cérémonie aussi grandiose qui a mobilisé autant de monde sans que le préfet, le sous-préfet, le gouverneur, ne puisse dépêcher des cadres pour épauler les organisateurs ou des forces de l’ordre pour encadrer », a-t-il fustigé. Pour M. Diallo, ce régime est connu pour son exclusion et son mépris.

Pour le leader de l’UFDG, cette attitude des autorités n’est pas une première dans la région. En février 2012, par exemple, tous les ressortissants de la moyenne Guinée avaient décidé de se rencontrer ici à Labé pour voir comment développer la région. « A la veille de la rencontre, le pouvoir a interdit la tenue de cette manifestation », a-t-il rappelé.

En 2015, la région a aussi décidé d’organiser l’intronisation du calife de la région, dit-il. « A la dernière minute, le pouvoir a interdit la participation de tout cadre ou ses proches », a-t-il déclaré dans son émission. Conclusion de l’opposant, quand nous parlons, on pense que c’est parce que nous sommes des opposants. Mais non, M. Alpha Condé ne se comporte pas en bon chef. C’est l’exclusion, la discrimination, le mépris;

Pour sa part, Le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Boureïma Condé, a démenti avoir intimé à ses cadres de bouder les festivités. « Pour votre gouverne, je devrais venir mais il y a eu des accrochages entre maliens et guinéens. Quand il y a des conflits frontaliers et l’inauguration de la mosquée, je ne dis pas ce qui est plus important ou ne l’est pas, mais je me suis précipité sur le terrain », a-t-il affirmé.

Même son de cloche de la part du préfet de Tougué, Elhadj Abdourahmane Baldé. « Nous, on était soumis à des obligations professionnelles. Ce n’est pas parce que nous avons reçu une instruction de là-haut ou d’en- bas pour refuser d’être au rendez-vous. Nous sommes tous des croyants comme tout autre, nous aurions aimé, que nous soyons invités ou pas, on pouvait y aller, mais l’obligation de l’Etat d’abord », a-t-il soutenu.

Contrairement aux affirmations des autorités, l’envoyé spécial de Guinéenews s’est rendu au domicile et à la résidence du sous-préfet de Fatako, mais il n’y était pas. Contacté, des citoyens ont confirmé qu’il était convoqué à Labé par son gouverneur de région.

Pour le besoin du recoupement, des enseignants ont confirmé qu’ils ont reçu l’ordre de ne pas prendre part à cette inauguration. « Chaque enseignant héberge deux à trois hôtes. Comment peut-on mobiliser autant de monde et nous interdire d’y aller. Ce qu’ils peuvent faire, c’est d’exiger qu’on dispense les cours aux heures normales mais ceci fini, c’est à nous de décider si nous irons ou pas », nous a confié un des enseignants.

Source Guineenews 

 

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