Assasinat de Hamidou Diallo à Bambeto : le principal suspect a reconnu les faits, selon le DG de la police

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Kaly Diallo CMIS Bambeto
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le directeur général de la police, Bangaly Kourouma était l’invité mercredi d’Espace 1ère. Au micro de nos confrères, le patron de la police est revenu sur la marche de l’opposition mardi et la mort de Thierno Hamidou Diallo.
‘’C’est très regrettable qu’après la manifestation qu’un guinéen trouve la mort’’, déplore le patron de la police. Il précise que ‘’des consignes générales données au niveau de l’autorité, des consignes particulières et des consignes au niveau de l’unité’’ à laquelle appartient le capitaine Kaly Diallo, présumé auteur du meurtre.
Parmi les consignes qui ont données à la police, explique Bangaly Kourouma, figuraient entre autres ‘’l’interdiction formelle de port d’armes non conventionnelles en maintien et le rétablissement de l’ordre public. Un exemple, on a interdit les pistolets ou encore rentrer dans les quartiers derrière les manifestants’’.
Parlant du principal suspect dans la mort de Thierno Hamidou Diallo, le directeur général de la police révèle que le capitaine Kaly Diallo était un ‘’bénévole de la garde républicaine d’antan’’. Il a été recruté par ‘’feu Koulibaly qui était le patron de cette unité. Entre-temps, il y a eu un changement, ils ont tous été remerciés, mais Kaly Diallo avait l’arme qu’on lui avait donnée, donc il est parti avec l’arme. Par la suite, il y a recrutement au niveau de la CMIS, mais il n’a pas déclaré à l’autorité qu’il dispose d’une arme à lui’’.
Pour revenir à la marche du 16 août, M. Kourouma soutient qu’un certain commandant Dioubaté a inspecté le magasin de stock d’armes et comparé avec le registre. ‘’Il a vu qu’il y a une conformité entre ce qui existe et ce qui avait été tracé dans le registre. Il a ensuite palpé les policiers, vérifié les véhicules et ils sont partis sur le terrain’’, raconte le patron de la police.
Sur le chemin de retour de manifestants, des échauffourées ont été enregistrées au rond-point de Bambeto. ‘’Kaly, d’après ses explications, a reçu un coup (…). En réaction, qu’il a fait des tirs de sommations en l’air. Malheureusement, le monsieur qui a été atteint était au 3e étage’’, précise l’invité d’Espace 1ère.
A la question de savoir comment le mis en cause s’est rendu sur le terrain avec une arme létale, Bangaly Kourouma est catégorique : ‘’Aucun ordre n’a été donne ni de la direction générale, ni du ministre, ni du commandant pour dire de riposter. Le mis en cause qui est un capitaine de la police et chef de section de son unité, c’est lui le présumé coupable. Il a reconnu les faits à 2h du matin. On lui a demandé ‘tu es parti avec ton arme, il y a eu mort d’homme, qui est responsable ?’ Il a dit que c’est lui le responsable. Donc, ça n’a rien à voir avec le service’’.
Pourtant, selon toujours le directeur de la police, sa hiérarchie lui avait ordonné de procéder à la fouille de ses hommes afin de s’assurer qu’aucun d’eux n’est porteur d’une arme non conventionnelle. ‘’On donne l’ordre au chef d’aller fouiller et rendre des comptes. On dit de chercher une aiguille, mais celui qui a ordonné de chercher cette aiguille a le pied sur elle. Quelle que soit la vigilance de l’agent ne va pas trouver l’aiguille’’, illustre-t-il.
VisionGuinee.Info

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