Alpha Condé vendeur d’illusions? « non seulement nous allons faire des usines, mais nous allons vendre le courant au Sénégal, au Mali, à la Guinée Bissau etc… »

Depuis la veille de l’élection présidentielle de 2015 à nos jours, le gouvernement et ses soutiens nous chantent de façon démagogique les grands changements dans notre quotidien que pourrait apporter le projet Kaleta dont la capacité serait de 240 mégawatts et qui aurait coûté 446 millions de dollars. Selon les estimations d’alors, ce projet devrait permettre de résorber une bonne partie du déficit énergétique du pays, estimé à 400 MW.
Dans ce cas, comment comprendre que le ministre de l’Énergie, Cheick Taliby Sylla , explique les nombreux délestages actuels par la réduction de l’approvisionnement en carburant des centrales thermiques toujours en service avec des créances impayées de près de 300 milliards FG auprès des fournisseurs ? Ce qui entraînerait selon lui une perte de 100 MW de puissance dans le circuit de distribution d’électricité.

Alors d’où vient en réalité le peu d’énergie que nous avons en ce moment ? Des barrages hydroélectriques ou des centrales thermiques ? Combien avons nous dépensés dans ce secteur et pour quel résultat depuis 2011 ?
Ces questions méritent d’être posées car dans un tel contexte, la logique voudrait que la mise en marche de Kaleta entraîne la reduction progressive de la dependance vis a vis des centrales thermiques dont le coût en matière de subvention et de pollution est énorme dans le budget et sur l’environnement. En plus, pour la cohérence, notre président se dit champion de la promotion des énergies renouvelables dans le monde.

À l’évidence tout porte à croire que les entreprises comme K-Énergie et Aggreko doivent continuer de survivre pour absorber les ressources publiques afin d’alimenter les réseaux de corruption qui permettent d’entretenir la petite oligarchie au sommet de l’État ( Les conditions d’attribution des marchés et les visages qui se cachent derrière ces entreprises en font suffisamment foi ).
D’ailleurs en décembre 2016, Alpha Condé ne disait-il pas qu’il ferait de la Guinée un pays exportateur d’énergie en ces termes : <<non seulement nous allons faire des usines, mais nous allons vendre le courant au Sénégal, au Mali, à la Guinée Bissau etc. car nous aurons plus de courant que nous n’en avons besoins>>.
Où nous en sommes aujourd’hui ?

Pour mieux comprendre de quoi il s’agit, il suffit juste de se rappeler que le barrage de Garafiri a été inauguré dans la précipitation en 1999 avec tambour et trompette pour être présenté comme etant le projet du siècle avec comme slogan « la confiance dans la continuité ». A cet effet, Lansana Conté avait profiter de la visite de Jacques Chirac pour inaugurer une tribune du barrage qui n’etait encore qu’en construction. Et ce semblant de grands chantiers ouverts à été utilisé comme justificatif pour promouvoir la necessité de modifier la constitution en sa faveur.
Kaleta aussi à été inauguré dans le même contexte ( electoral ) et avec le même bruit sous le slogan « la Guinée, puissance énergétique régionale ». Donc l’argument de Souapiti et autres projets d’illusions sont en préparation pour projeter certainement le même scénario.

Enfin, comme Garafiri, Kaleta semble avoir été réalisé pour fonctionner au rythme des saisons et selon des calculs de politique politicienne ( Tromper le peuple et se maintenir au pouvoir pour soi-disant terminer ce qu’on a commencé ).

Aliou BAH
Directeur de com du BL

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