Justice : Cellou Dalein dénonce des décisions contre des membres de son parti lors de son assemblée générale

Cellou Dalein Diallo

Les violences produites lors de la campagne électorale de 2015 et la situation de Souleymane Bah, plus connu sous le nom de Souley Thiâ’nguel, directeur de la communication de l’UFDG et certains d’autres membres et militants, ont été évoquées ce samedi par Cellou Dalein Diallo. lors de l’assemblée générale de son parti.

Selon le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée, son parti est toujours ‘’victime d’injustice’’, puisque, dit-il, les biens de ses militants ont été détruits à Banankoro dans la préfecture de Kérouane, alors que ce sont eux qui ont été jetés en prison pendant plus de trois ans. « Je n’ai pas besoin de vous rappeler que ce sont nos militants de Banakoro (Kérouane), victimes de la violence du RPG, qui ont été arrêtés. Quatorze de leurs maisons incendiées, plus de 100 motos et 3 voitures calcinées. On les a arrêtés depuis septembre 2015, ce n’est qu’au mois d’avril 2017 qu’ils ont ouvert un leur procès pour être condamnés à des peines de prison. », affirme-t-il.
Parlant des violences passées à Guekedou en 2012 et ceux de Koundara en 2015, Cellou Dalein dénonce une justice à double vitesse : « Aujourd’hui, le cas des événements de gueckedou sont très parlant car cela ne se voie que en Guinée un procès qui dure autant sans que la justice ne nous dise un verdict c’est extrêmement grave car nous avons des militants qui sont toujours en détention illégale qui dure autant. Ceux de Koundara ne sont pas encore libérés, alors que c’est lors de la campagne électorale de 2015 qu’il y a eu affrontements entre les militants du RPG et de l’UFDG. C’est seulement ceux de l’UFDG qui sont interpellés et condamnés. »
L’autre situation qu’a dénoncée le président de l’UFDG, c’est le fait que son directeur de communication, Souley Thiâ’nguel, a été déféré sans être interrogé par le juge d’instruction dans l’affaire du meurtre d’El hadj Mohamed Koula Diallo : « Souleymane Thiâ’nguel a été déféré devant les assises sans jamais être interrogé alors qu’il était toujours à l’assemblée générale du parti, pendant trois mois. Ils ont attendu qu’il parte pour ses rendez-vous médicaux pour envoyer une convocation. Est-ce qu’on peut déférer un citoyen qui est sur place sans jamais l’interroger s’il a été accusé ? Il n’y avait aucun élément d’accusation fondé, mais pour déstabiliser l’UFDG, ils ne résistent devant rien. »

Mais pour le chef de file de l’opposition, le combat qu’il a commencé va se poursuivre jusqu’à ce que la Guinée soit un véritable Etat de droit : « […] Mais je sais que tout cela ne vous décourage pas. Nous sommes déterminés. Nous sommes débout jusqu’au jour où dans ce pays, un fils de la Guinée, quelque soit son nom, son parti politique ou ses origines, tant qu’il n’a pas enfreint à la loi, ne s’inquiète de rien et se sent protégé et respecté dans ce pays. »

Moussa keita pour Libreopinionguinee.com

 

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