Affaire Oustaz Taibou: Le procès enfin s’ouvre !

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OUSTAZ Taibou Bah
OUSTAZ Taibou Bah
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L’affaire qui défraie la chronique depuis 6 mois, opposant le prédicateur, Oustaz Taibou, sa femme, madame Hafsatou Baldé et le cambiste Thierno Nouhou Diallo, commence à voir jour. Le procès tant attendu s’est ouvert ce lundi, 20 mars 2017 au tribunal de travail de Mafanco, cela après avoir été reporté le mardi, 14 mars dernier. 
Comme on vous le disait dans le numéro 039 de notre journal bimensuel, UNIVERS JEUNES, paru le 30 Octobre 2016, le juriste islamologue, Oustaz Taibou et sa femme ont été poursuivis pour escroquerie dans une affaire de 8 milliards 86 millions de francs guinéens au préjudice du cambiste, Thierno Nouhou.
Sur la circonstance, Oustaz Taibou et sa femme nient en bloc les faits qui leur sont reprochés. Avant que le prédicateur ne donne sa version sur l’origine du dossier « tout ce que je sais dans cette affaire est que d’abord ma femme est vendeuse de poissons, le contact s’est établi entre elle et Thierno Nouhou par le canal de M.Kaly.

Poursuivant son intervention, le juriste islamologue avoue que c’est après plusieurs échanges que le projet s’est matérialisé, Thierno Nouhou a donné 15000 dollars US à ma femme, Hafsatou Baldé, le mois de juillet 2015 ». Ce prêt était de permettre à la femme de poursuivre son commerce de poissons, mais selon Taibou son épouse a remboursé les dits 15000 dollars, a-t-il répondu aux questions de la juge, Djeynabou Donghel Diallo.
Même son de cloche de, Hassatou Baldé a aussi nié les faits d’escroquerie pour lesquels elle est poursuivie, même étant l’épicentre du problème. Lorsque que je prenais cet argent, je faisais mes transactions commerciales de poissons, mais je ramenais toujours son argent y compris l’intérêt en francs guinéens. C’est pourquoi d’ailleurs, moi j’estime qu’il n’y a aucun franc entre nous.
Pour renchérir, elle martèle avoir signé le reçu, par crainte d’aller en prison, avant d’égrainer qu’elle ne sait ni lire encore d’écrire
De son côté, le procureur Mamady lazare Bangoura, a rétorqué de sa manière, pourquoi vous avez signé le document, que le plaignant Nouhou détenait. Taibou répond « j’ai signé ce reçu sans prendre le soin de s’imprégner, je reconnais que c’est une erreur de ma part. Mais, j’avoue que, le plaignant m’a trouvé à un moment où j’étais submergé des préparatifs d’une conférence que je devais tenir à l’hôtel de Gamal ». Le rendez-vous est pris pour le 23 mars prochain.

afriquevision.info

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