Accord du 12 octobre 2016: l’opposition républicaine hausse le ton contre le gouvernement d’Alpha Condé

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Opposition Guinéenne
L'opposition Guinéenne en conclave au QG de l'ufdg ce mardi
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Les leaders de l’opposition républicaine ont déploré ce vendredi, ce qu’ils appellent le non respect des engagements pris par le pouvoir, notamment l’application de l’accord du 12 octobre 2016. Ces leaders mettent en garde les autorités guinéennes contre tout report des élections locales au-delà du 30 juin 2017.

Au sortir d’une plénière qui a regroupé certains leaders, le porte-parole Aboubacar Sylla a indiqué que sa mouvance politique regrette du fait que cet accord continue à souffrir d’un manque d’application de nombreuses de ses dispositions.

« Il se trouve que quand on fait le bilan d’exécution de cet accord du 12 octobre, on se rend compte qu’en dehors du vote du code électoral et là encore en dehors des délais prévus par l’assemblée nationale, rien n’a encore été exécuté. Six (6) mois après que cet accord ait été signé et après que le chef de l’Etat en personne se soit lui-même engagé à respecter et faire respecter les dispositions de cet accord », déplore le porte parole de l’opposition.

C’est pourquoi, l’opposition a mis en garde le pouvoir quand à la nécessité de respecter les engagements librement signés. Aboubacar Sylla précise qu’ils ne vont pas continuer à accepter que les élections soient reportées.

« Nous estimons qu’il est possible dans le contexte actuel d’organiser les élections avant les grandes pluies c’est-à-dire au plus tard le 30 juin2017. Si les élections ne sont pas organisées à cette date, nous considérerons alors qu’il s’agit là d’une rupture d’engagement du pouvoir, dans le cadre de l’accord qui nous lie. Et nous sortirons de cette dynamique et nous engagerons une épreuve de force avec le pouvoir pour que l’accord soit respecté», souligne Aboubacar Sylla.

Et d’ajouter, « ce n’est pas un ultimatum, mais c’est un engagement que nous prenons devant l’opinion nationale et internationale. Nous avons tout fait pour ne pas en arriver là mais cette décrispation politique ne doit pas se faire au détriment de la démocratie ».

« A partir du moment ou le pouvoir ne veut pas respecter ses engagements, nous serons dans l’obligation de nous considérer déliés de toutes les dispositions de l’accord du 12 octobre 2016 et de revenir donc au statuquo antérieur où aucun engagement réciproque nous liait avec le pouvoir », conclut-il.

vidéo à lire ci-dessous 

 

 

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